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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 20:59
Passage de témoin

L’un est un héros de la Résistance, l’autre, un jeune homme engagé dans son temps. Raymond Aubrac, nonagénaire à la curiosité intacte, et Renaud Helfer-Aubrac, trentenaire attentif, parlent de l’engagement, de la politique, de la justice, du conflit israélo-palestinien, de la crise économique.

Raymond a vu la barbarie nazie, Renaud, les charniers du Kosovo. Raymond a aidé à la décolonisation du Vietnam, Renaud était en Afghanistan en 2001. Raymond a connu la ségrégation aux États-Unis, Renaud, l’ascension de Barack Obama. Leur conversation est traversée par des personnages, Hô Chi Minh et Massoud, de Gaulle et Sarkozy, et bien sûr Lucie.

Pourquoi les idéaux du Conseil national de la Résistance sont-ils remis en cause aujourd’hui ? Comment expliquer la montée d’une intolérance que l’on croyait dépassée depuis les années 30 ? La France n’a-t-elle pas honte d’oublier ses jeunes et d’expulser ses immigrés ? Autant de questions que se posent ces deux esprits inquiets, dans un tête-à-tête humaniste.

- Présentation de l'éditeur -

 

Passage de témoin
 
Biographie de l'auteur


Son petit-fils, Renaud Helfer-Aubrac, est conseiller au cabinet du maire de Paris, Bertrand Delanoë.
.



Né en 1914, Raymond Aubrac fut aux côtés de son épouse Lucie un des principaux acteurs de la Résistance, à la tête du mouvement Libération, le plus important de la zone Sud.



Benoît Hopquin, quarante-six ans, est grand reporter au Monde.

Chevalier de Saint-George, Jean-Baptiste Belley, Louis Delgrès,  François-Auguste Perrinon,  Edmond Albius, Blaise Diagne, Sidi Samaké,  Habib Benglia,  René Maran,  Félix Éboué,  Charles N’Tchorere, Addi Bâ, Maboulkede,  Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire.

Il a animé le dialogue entre Raymond Aubrac et son petit-fils, Renaud Helfer-Aubrac pour l'ouvrage Passage de témoin.


Détails sur le produit

  • Relié: 204 pages
  • Editeur : Calmann-Lévy (16 mars 2011)
  • Collection : Documents, Actualités, Société
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 270214201X
  • ISBN-13: 978-2702142011
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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 20:55
 

Rencontre avec Vincent Geisser, chercheur, qui présentera le livre co-écrit avec Moncef Marzouki : « Dictateurs en sursis. Une voie démocratique pour le monde arabe ».

La soirée sera animée par Bernard Stéphan, directeur des Éditions de l’Atelier

 

Mercredi 23 mars, 19h-21h
Fondation Gabriel Péri
11 rue Étienne Marcel (Pantin, 93)
métro Hoche
Plan d’accès

Entrée libre. Le nombre de place étant limité, merci de vous inscrire par mail à l’adresse inscription@gabrielperi.fr


« Contrairement aux adultes, on recense très peu de jeunes qui adhèrent aux structures et organisations contrôlées par le parti au pouvoir. L’un des échecs majeurs de ces régimes autoritaires arabes est qu’ils n’ont plus aucune emprise sur la jeunesse. »
extrait de « Dictateurs en sursis. Une voie démocratique pour le monde arabe ».

A contre-courant des idées reçues qui ont souvent considéré les États autoritaires de la région comme des régimes « stables » et « modérés », l’auteur dresse, dans cet ouvrage paru en 2009, un bilan réaliste des dictatures arabes, prévoyant avant tout le monde leur chute imminente. Car, comme le montre Moncef Marzouki, la peur a désormais changé de camp. Les nouvelles générations arabes, que les observateurs occidentaux ont trop longtemps perçus comme apolitiques et totalement soumises au régime, n’hésitent plus désormais à affronter les régimes dictatoriaux. Ils se sont emparés des nouvelles technologies de la communication tels que Facebook, Twitter ou les MMS, partant à l’assaut des dictateurs affairistes et corrompus.

Écrit en 2009, cet ouvrage au titre prémonitoire, et à l’analyse visionnaire, donne les clefs indispensables pour comprendre l’effet domino et le vent démocratique qui gagnent aujourd’hui l’ensemble de la région arabe. A partir de la Tunisie, point de départ, ce livre donne les critères pour interpréter aujourd’hui les événements en cours en Égypte, Iran. Il fournit des éléments d’interprétation durables.

 

Vincent Geisser, est chercheur à l’Institut d’études et de recherches sur le monde arabe et musulman (IREMAM-CNRS) et préside le Centre d’études et d’information sur les migrations internationales (CIEMI, Paris) depuis avril 2005. Il est directeur de publication de la revue Migrations Société. Outre une trentaine d’articles scientifiques, il est l’auteur de nombreux ouvrages (dont Nous sommes Français et Musulmans !, Le syndrome autoritaire. Politique en Tunisie de Bourguiba à Ben Ali (en collaboration avec Michel Camau, Presses de sciences po, 2003). Ses domaines des spécialité sont : les systèmes politiques au Maghreb ; la question de l’insertion des diplômés maghrébins en France et dans leur pays (Algérie, Maroc et Tunisie) ; les questions relatives à l’islam en France et en Europe, les rapports intercommunautaires (Juifs/Musulmans) au sein de la société française, les relations turco-arabes dans les années 2000.

 

Moncef Marzouki est médecin. Président de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme de 1989 a 1993. En 1994, il s’est présenté aux élections présidentielles en Tunisie. Emprisonné, chassé de la faculté de médecine de Sousse, il a été contraint à l’exil. Il résida en France depuis 2001, mais est rentré le 18 janvier 2011 en Tunisie après la chute de Ben Ali. Il est aujourd’hui candidat déclaré du Parti pour le Congrès pour les élections présidentielles tunisiennes.

Fondation Gabriel Péri

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 16:51

COMMUNIQUE DE PRESSE


Racisme en Ardèche : Une candidate UMP dérape !



SOS Racisme Rhône-Alpes tient à condamner avec la plus grande fermeté les propos de Mme Josiane PLATARET, suppléante du candidat UMP dans la première circonscription aux élections cantonales dans l’Ardèche.


Cette dernière tient à plusieurs reprises, des propos inacceptables sur Facebook, sur son mur public : Tour à tour sont visés les musulmans, les arabes, les homosexuels, les fonctionnaires….


 Avec  un humour assez singulier, Mme PLATARET manifeste de façon incessante et antipathique des propos stigmatisants extrêmement dangereux. Elle en a par ailleurs conscience puisqu’elle commente un de ces statuts en disant « Je vais finir comme Eric ZEMMOUR ».


  • Voici par exemple une blague qu’elle a publiée le 23 Janvier 2011 à 17h32 : « Pourquoi les femmes arabes marchent de travers ? Parce qu’elles sont voilées »
  • Cette fois ci le 15 Janvier à 19h41 ce sont les arabes qui en prennent pour leur grade : « comment appelle t’on un arabe dans une bassine d’eau bouillante ? Un gris bouilli ».

 

SOS Racisme, depuis 25 ans, s’efforce de rappeler par le biais d’actions de prévention le cadre républicain. Nous ne pouvons accepter une libération de la parole raciste, surtout de la part d’une responsable politique.


Dans une période de poussée du Front National, de repli communautaire, nous voyons, avec les propos de cette candidate, la dérive xénophobe d’une aile de l’UMP.


Nous invitons les électeurs ardéchois de la première circonscription, sensibles aux principes républicains que sont la tolérance, l’universalisme et l’humanisme à se poser les bonnes questions dans l’isoloir  lors des cantonales ardéchoises des 20 et 27 Mars prochain.


 

Contact :

Ouajdi FEKI, coordinateur régional : 06 04 65 86 31




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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 14:41
 

La double fracture sociale

Madame la Présidente des "Enfants de la République",

Honorables invités,

Mesdames et Messieurs,

Je suis honoré d’ouvrir ce débat sur la Fracture Sociale dans l’Hémicycle de la Région Ile de France.

Un débat qui vient à point nommé alors que nous sommes au cœur d’une crise économique, financière et sociale sans précédent.

Il y a 15 ans, en 1995, Jacques Chirac remportait les élections en popularisant, par un slogan, la réalité de la fracture sociale en France.

Il touchait juste ...mais un slogan ne fait  pas une politique. Et la fracture est restée béante, pire elle s’est même fracturée de nouveau si je puis dire.

En fait nous sommes confrontés non plus à une mais à deux fractures sociales comme le dit le philosophe Pierre VIVERET:

-     « celle qui résulte de la peur du déclassement des nouvelles classes moyennes largement constituées par les classes ouvrières d’une part,

-     et celle des « exclus » et des « sans » (sans papier, sans logements, sans emplois, sans avenir etc. ;) d’autre part. »

Car « le fondamentalisme marchand » a généré des logiques « de guerres sociales, du sens et de régressions émotionnelles ».

Et c’est là le paradoxe le plus surprenant de ces régressions nous explique-t-il : les classes moyennes au lieu de « s’attaquer » aux mécanismes qui font que certains possèdent toujours plus ; s’attaquent à ceux qui possèdent toujours moins, les catégories populaires, les exclus, les immigrés.

Certains attisent ces logiques d’affrontement, d’opposition contre ceux qu’ils  désignent comme « les assistés » ou ceux dont le corps n’est pas assez traditionnel.

Mais si notre modèle d’Etat est supérieur à bien d’autres c’est que nous avons ensemble décidé d’aider plus ceux qui ont le moins, et c’est l’honneur et la particularité de la France de raisonner ainsi, ça s’appelle la solidarité.

On comprend alors mieux le défi qui est le nôtre, hommes et femmes politiques bien entendu, mais aussi le vôtre les Enfants de la République comme vous avez décidé très justement de vous appeler :

-     éviter les raccourcis qui font le nid des extrêmes,

-     comprendre ses fractures,

-     proposer un nouvel imaginaire politique pour que l’économique et le financier soit au service et non plus contre le lien social. Car il garantit notre cohésion nationale qui s’effrite dangereusement.

En somme, permettre aux classes moyennes et populaires mais aussi aux exclus de croire de nouveau au progrès.

Au progrès et à l’ascension sociale par le biais du travail, de la formation et de l’éducation.

Je vous souhaite, au nom de la Région Ile de France, de bons débats et soyez assuré qu’en tant qu’élu d’un territoire - l’est du Val d’Oise - touché par ses fractures sociales je serais très attentif à vos réflexions et à vos propositions.

Je vous remercie.

Ali Soumaré, le 11 mars 2011.

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 09:39
14-03-2011

20:49

SOS citoyens maltraités.

 

 

Vendredi 11/3/2011, à 23 h 20 mn environ, un mini bus 12 places des transports en commun en provenance de Kaédi avec à son bord 11 mauritaniens et un 1 étranger a été arrêté par le poste de gendarmerie mobile 32 pour ce qui devait être un contrôle de routine. Il est demandé aux passagers de présenter leur pièce d'identité.

Après vérification, tout le monde est en situation régulière. Le gendarme en faction fait appel à un collègue pour un contrôle plus poussé, ce qui jusque là n'était pas contraire à la règlementation.

Les bagages sont pris un à un, sous l'éclairage des phares de leur véhicule et des lampes torche, déballés du plus grand boubou au plus petit pagne. Les passagers ont voulu les laisser faire leur travail, quoi de plus normal? La conscience professionnelle doit être encouragée et même facilitée.

Ce qui n'est pas du tout normal par contre c'est ce qui va suivre. Un autre véhicule ralentit derrière le mini bus, c'est une voiture de luxe 4/4 flambant neuf avec deux passagers à son bord. Le premier gendarme alla vers eux. Et là, surprise! Non seulement notre homme de loi ne leur demande pas leurs pièces d'identité mais les laisse partir sur le champ. Les passagers du mini bus, médusés, lui demandent les raisons de cette attitude.

Il répond tout bonnement que le véhicule venait de Ouad-Naga selon ses passagers. Outragés, nos chers citoyens venant de Kaédi lui demandent si leur ville ne fait pas partie de la Mauritanie ou si c'est le fait d'être Noirs ou de voyager en mini bus qui faisait d'eux des suspects.

La sécurité de notre pays doit être assurée par des hommes et des femmes censés être justes avec l'ensemble des citoyens. La justice doit-elle se baser sur des critères ethniques ou raciaux? Doit-on continuer à subir des vexations et du mépris à cause de la couleur de sa peau ou de son origine géographique? Les forces de l'ordre et de sécurité doivent-elles privilégier leurs sentiments au détriment de la justice sociale et de la sécurité de notre territoire? Le terrorisme et le banditisme sont-ils l'apanage d'une ethnie ou d'une zone géographique ?

Nos autorités nationales et régionales doivent se montrer très vigilantes vis-à-vis de leurs agents afin que des dérives raciales et régionalistes soient évitées dans l'intérêt de notre cher pays. Les routes nationales doivent être des voies de communication et de rapprochement entre les fils et les filles de ce pays et non une hantise pour les uns et un privilège pour les autres. Que signifie la couleur de la peau dans la nationalité ?

Un Haalpulaar, un Soninké ou un Wolof n’est pas forcément étranger comme un Maure Hassani n’est pas forcément mauritanien. Les exemples historiques et géographiques ne manquent pas. Rien ne prouve que les passagers du véhicule 4/4 fussent mauritaniens, rien ne prouve non plus que leur voiture ne contenait pas des armes ou de la drogue. Alors que le contrôle minutieux du mini bus a blanchi de facto ses passagers de tout soupçon.

Ressaisissons-nous avant qu’il ne soit trop tard, avant que les vieux démons du racisme et de la xénophobie ne détruisent ce que nous avons de plus cher : notre pays. Battons nous contre tous les hommes et toutes les femmes qui œuvrent dans l’injustice dans tous les domaines. La Mauritanie appartient à tous ses fils et à toutes ses filles sans distinction de races ni de couleurs. Que ceux qui vont à l’encontre de cette réalité soient punis.

Quelle douleur, quelle indignation et quelle honte pour des citoyens et des cadres de ce pays de se voir piétinés par des agents subalternes tout simplement à cause de leurs origines ethniques ou raciales. Le président des pauvres doit sévir contre tous ces agents de maintien de l’ordre qui s’adonnent à des exactions en faisant subir toutes sortes de vexations aux citoyens ordinaires.

A bon entendeur !

 

 

 

 

"Libre Expression" est une rubrique où nos lecteurs peuvent s'exprimer en toute liberté dans le respect de la CHARTE affichée. 

Les articles, commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité.

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 09:36

Entretien avec Robert R. Bryan, avocat de Mumia Abu-Jamal

Voir la vidéo sous-titrée en français : http://www.dailymotion.com/video/xa... http://www.youtube.com/watch?v=ICF9...

"Je n’ai jamais vu pareil zèle à vouloir tuer un de mes clients comme je le vois dans le cas de Mumia", nous a-t-il déclaré. Robert R. Bryan témoigne des difficultés rencontrées au cours du procès et confie son espoir de réussir un jour à sauver cet homme, dont le tort, nous dit-il est d’"être noir et journaliste".

Depuis sa cellule, Mumia Abu-Jamal a rédigé en juin dernier pour Reporters sans frontières un article intitulé "Journalisme en enfer" dans lequel il relatait son expérience du journalisme derrière les barreaux (http://www.rsf.org/Journalisme-en-e... ).

L’avocat et son client se connaissent depuis 1985. A cette époque Robert R. Bryan n’avait pu assumer la défense de Mumia Abu-Jamal. Ce dernier s’est rappelé dix-huit ans plus tard à l’avocat, d’emblée conscient des nombreuses irrégularités qui ont émaillé la procédure, de l’iniquité du procès qui a abouti à la condamnation à mort, mais aussi des erreurs commises par les défenseurs de Mumia Abu-Jamal à cette époque. Robert R. Bryan plaide depuis trente ans la cause de condamnés à mort. Il a toujours réussi à éviter à ses clients leur exécution

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 09:33

Quinze millions de minutes dans le couloir de la mort égrenées sur un nouveau site

Le site du collectif unitaire national de soutien à Mumia Abu Jamal en France a changé de visage le 31 janvier 2011. L’adresse http://www.mumiabujamal.com a pris le relais de l’ancienne plateforme (mumiabujamal.net), alors que le journaliste américain, injustement condamné à la peine capitale et stigmatisé pour ses opinions, atteindra bientôt trente ans de vie passés dans le couloir de la mort (lire et signer la pétition). Le site égrène ces interminables minutes sur sa page d’accueil, comme autant d’occasions de rappeler que la peine de mort est incompatible avec l’État de droit et les principes fondamentaux d’une démocratie qui se veut, en l’occurrence, la première du monde.

 

“L’idée des minutes m’est venue du film consacré à Mumia, In prison my Whole Life, que j’ai découvert lors d’une projection à Tours à l’été 2010, en présence de l’universitaire Claude Guillaumaud-Pujol, biographe de Mumia”, explique Jonathan Lere, le concepteur du nouveau site. “De là a commencé le projet, avec une volonté d’éclairer davantage les internautes sur la vie de cet homme. C’est pourquoi j’ai voulu qu’une photo de lui à chaque fois différente apparaisse à chaque rubrique.”

 

Enrichi de contenus audio et vidéo et de documents en anglais et en français, le nouveau site dédié à Mumia Abu Jamal répond également à un objectif d’informations plus ambitieux. “J’ai voulu développer un nouveau Content management system (CMS) capable à la fois d’offrir un meilleur accès aux données, et de permettre l’élaboration de nouvelles rubriques”, précise Jonathan Lere. “Ce dispositif doit, en particulier, faciliter le suivi au plus près de l’actualité judiciaire entourant Mumia.”

 

Jonathan Lere espère un jour que la mention “FREE” signera la fin de l’existence de ce site. Nous souhaitons, avec les soutiens de Mumia Abu Jamal, que ce jour adviendra le plus tôt possible.

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 09:31

Avant le vote définitif par l’Assemblée Nationale du "projet de loi Besson" relatif à l’Immigration, à l’Intégration et à la Nationalité



L’Assemblée Nationale a débattu les 8, 9 et 10 mars derniers, en seconde
lecture, du projet de loi, « Besson » dont elle a sciemment cherché à
démanteler les quelques améliorations introduites par le Sénat dans son
Texte adopté N° 61 du 10 février 2011. C’est la 1ère séance du mardi 15
mars 2011 qui approuvera en dernier ressort la version du projet issu de
cette seconde lecture.

Les mesures adoptées par l’Assemblée – au cours de débats parfois
orageux – avaient déjà fait l’objet de critiques de fond lors de la
première présentation du projet de loi Besson. Conformément à toutes les
analyses et critiques déjà formulées, le MRAP y voit de dangereuses
atteintes aux fondements du vivre ensemble de tous les citoyens français
ainsi que des droits des Etrangers résidant en France :

- Réintroduction subreptice de la manifestation de volonté pour accéder
à la nationalité française à 18 ans pour tout enfant né en France de
parents étrangers ;
- Suppression par l’Assemblée Nationale d’un amendement du Sénat
prévoyant que « La première délivrance d'une carte nationale d'identité
ou d'un passeport certifie l'identité et la nationalité de son
titulaire. Les mentions relatives à l'identité et à la nationalité
inscrites sur ces derniers font foi jusqu'à preuve du contraire par
l'administration » ;
- Mesures anti-Roms :
- par la limitation en France du droit à la « libre circulation » -
reconnu aux citoyens européens sur tout le territoire de l’Union
Européenne pour une durée de trois mois – s’ils deviennent « une charge
déraisonnable pour le système d’assistance sociale »,
- par la création du délit d’ « abus de droit », consistant, pour ces
citoyens de l’Union Européenne, en des séjours successifs de moins de
trois mois et « dans le but essentiel de bénéficier du système
d’assistance sociale » ;
- Gravissime remise en cause de la carte temporaire dont bénéficient
actuellement les étrangers malades, sous réserve « qu’ils ne puissent
effectivement bénéficier » d’un traitement médical dans leur pays
d’origine : désormais la seule « disponibilité » du traitement et non le
droit à l’accès effectif à ce traitement rendrait les malades expulsables ;
- Création de l’ « Interdiction de Retour » sur le territoire de tout
Etranger non admis au séjour, une nouvelle forme inhumaine de « Double
Peine » pour simple «séjour irrégulier »
- Création du délit de « mariage gris » pour un étranger qui voudrait
« contracter mariage, contrairement à son époux, sans intention
matrimoniale », jetant l’opprobre sur l’amour entre Français et Etrangers ;
- Bouleversement du contentieux de la Rétention Administrative avec
l’intervention en premier lieu du juge administratif et l’allongement de
2 à 5 jours du délai de saisine du JLD (Juge des Libertés et de la
Détention) pour éviter que ce dernier ne puisse remettre en liberté
avant expulsion - pour irrégularités de procédures - les étrangers retenus ;
- Assignation à résidence - avec pose de bracelet électronique et
traitement de données électroniques - d’étrangers en simple situation
irrégulière, frappés de l’Obligation de quitter le territoire français ;
- Choix de n’informer, le cas échéant, de sa situation un Etranger
frappé d’une obligation de quitter le territoire que « dans une langue
qu’il comprend ou dont il est raisonnable de supposer qu’il la comprend » ;
- Création, en matière de procédure, de la « purge de nullité » qui
privera désormais un étranger défendu par des avocats successifs « de
permanence », du droit d’invoquer un motif de protection qui ne l’aurait
pas été dès le début de la procédure ;
- Privation, pour les demandeurs d’asile, du bénéfice de l’Aide
Juridictionnelle en cas de recours contre un premier rejet de la Cour
Nationale du Droit d’Asile ;
- Création d’audiences délocalisées - dans les Outre-mers – par des
moyens de communication audiovisuelle entre les magistrats siégeant dans
l’Hexagone et les Étrangers concernés se trouvant dans des salles
d’audience, éventuellement situées dans les centres de rétention …

Le MRAP lance un appel solennel aux Députés pour qu’en conscience, ils
refusent de voter ces mesures attentatoires aux droits fondamentaux lors
de la séance finale le mardi 15 mars 2011. Il en appelle également aux
Députés et Sénateurs qui constitueront la Commission Mixte Paritaire
pour qu’ils refusent de céder au péril de la Xénophobie instrumentalisée
et à la stigmatisation électoraliste de l’Étranger en France.

Paris, 14 mars 2011

--
Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples
43 bd Magenta - 75010 Paris - Tél. : 01 53 38 99 99
Site web : http://www.mrap.fr
Aider le MRAP : http://secure.mrap.fr

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 19:39
14/03/11 | 18:31 | Isabelle Ficek
A Lampedusa, Le Pen reprend l'offensive sur l'immigration

A quelques jours du premier tour des cantonales, Marine Le Pen remet l'immigration au coeur de sa campagne à l'occasion d'un déplacement très médiatisé lundi sur l'île italienne de Lampedusa et d'une conférence de presse mardi à Rome.

"Les racistes dehors !", "Le Pen dégage ! " C'est avec ces banderoles qu'a été accueillie lundi 14 mars Marine Le Pen dans la petite île italienne de Lampedusa. Un déplacement éclair de la présidente du Front national minutieusement orchestré et médiatisé, à quelques jours du premier tour des élections cantonales. Sur un thème fétiche et porteur pour le parti d'extrême droite : l'immigration.

Depuis le début du "printemps arabe", près de 10.000 migrants, essentiellement tunisiens, ont débarqué sur ce confetti de 20 kilomètres carrés au sud de la Sicile, soit deux fois plus que sur toute l'année 2010, selon le ministre italien de l'Intérieur, Roberto Maroni. La députée européenne souhaite "attirer l'attention" sur l'afflux d'étrangers, qui, selon elle, pourraient « demain se compter en centaines de milliers. »

"L'Europe n'a pas la capacité de vous accueillir"

Accompagnée du vice-président du FN, Louis Aliot, et du député européen italien controversé de la Ligue du Nord Mario Borghezio, Marine Le Pen s'est rendue dans le centre de réfugiés installés sur l'île. « L'Europe n'a pas la capacité de vous accueillir, nous n'avons plus les moyens financiers », leur a-t-elle lancé. Mardi 15 mars, à Rome, elle doit tenir une conférence de presse sur « l'incapacité de l'Union européenne à gérer les flux de clandestins ». Selon Louis Aliot, Marine Le Pen devrait de nouveau préconiser que les Marines nationales de l'Italie, la France, l'Espagne les reconduisent dans leur pays d'origine avant qu'ils ne débarquent. Elle devrait aussi appeler les pays du Golfe, la Turquie, l'Afrique, à prendre en charge ces flux migratoires. Ce qu'ils font déjà largement.

Depuis quelques jours, la présidente du Front national a repris l'offensive sur l'immigration en distillant ses « vrais chiffres. » Obtenus, selon elle, auprès de hauts fonctionnaires du ministère de l'Intérieur. Ils montraient, pour janvier 2011, une forte hausse de l'immigration légale. Provoquant l'embarras Place Beauvau. Sans les démentir, le ministère a déclaré que ces chiffres « ainsi diffusés révèlent une mauvaise connaissance des données de l'immigration », « ne reflètent pas une tendance et donnent une fausse impression de la réalité ».

"Un cocktail potentiellement dévastateur dans l'opinion"

Par ces chiffres, Marine Le Pen, qui travaille à différentes propositions sur la question - baisse de l'immigration légale à 10.000 personnes par an, arrêt du regroupement familial -tente une fois de plus de renforcer sa « crédibilité », estime Gilles Ivaldi, chercheur du CNRS à l'université de Nice. C'est aussi, selon lui, une façon de continuer à pilonner l'UMP et Nicolas Sarkozy dans la perspective de 2012. "Marine Le Pen joue sur les peurs des Français face à ce qui se passe au sud de la Méditerranée tout en assénant des chiffres sur l'immigration légale : c'est un cocktail potentiellement dévastateur dans l'opinion. "

ISABELLE FICEK
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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 19:30

 

 

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