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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 20:40

Communiqué de presse

Nicolas Sarkozy, petit VRP du FN : droit du sang contre droit du sol !

En 2003, Nicolas Sarkozy déclarait "Avec le droit du sang, on a toujours un sang qui n'est pas suffisamment pur." Et en 2012 il affirmait même avec grandiloquence que « le droit du sol, c’est la France ».

Or samedi 13 juin 2015, il envisage de revenir sur le droit du sol et découvre à son tour les vertus du sang pur.

Il représente cette frange de la droite sans principes qui historiquement a toujours fouillé dans les poubelles idéologiques de l'extrême-droite pour gagner quelques voix, quitte à se renier.

Le MRAP condamne ce nouveau pas de deux idéologique de Nicolas Sarkozy avec les thèses de Marine le Pen.

Le MRAP en appelle à tous ceux qui se réclament de notre modèle républicain pour enrayer ces dérives. Ce modèle ajoute au droit du sang, qui donne aux enfants automatiquement la ou les nationalités de leurs parents, un droit du sol qui permet à tous les enfants nés et élevés en France de devenir naturellement citoyens du pays qui est de fait le leur. C’est un facteur essentiel d’intégration des nouvelles générations et les pays qui en étaient privés, comme l’Allemagne, l’introduisent progressivement.

Paris, le 16 juin 2015

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 20:35

Dans un bois dans les Yvelines, dans un centre urbain à Lille,

tous les enfants comptent-ils vraiment ?

"Chaque enfant compte. Partout, tout le temps" est le titre du rapport remis mardi par UNICEF France au Comité des droits de l'enfant des Nations Unies, qui évalue l'application de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant dans différents pays. Il souligne qu'en France, "l'accès aux droits les plus fondamentaux est loin d'être assuré" pour les enfants des bidonvilles, au nombre de 9 000 environ, que "malgré des initiatives multiples, notamment de la société civile, il n'y a toujours pas de réponse coordonnée assurant une protection minimale et un accès durable à l'éducation et à la santé pour ces enfants"

Une petite fille de cinq ans, un petit garçon de quatre ans, morts dimanche et lundi derniers sont parmi ceux dont il faut rappeler qu'ils doivent compter. David vivait dans un bidonville installé depuis deux ans à Lille, dont l'évacuation était demandée par le Conseil départemental, et la petite fille dans l'une des cabanes construites dans un bois, à Carrières-sous-Poissy (Yvelines), dont l'installation n'était pas connue et dont les habitants avaient probablement été expulsés d'un bidonville évacué depuis peu.

Ces enfants sont morts des conditions de précarité dans lesquelles ils ont été maintenus, et que les expulsions répétitives aggravent sans apporter aucune solution, se contentant de déplacer le problème.

L'UNICEF dont le rapport fait état, à la suite du collectif « Morts de la rue », de 10 enfants Roms décédés en 2013 dans les bidonvilles, recommande de "favoriser une stabilisation des familles vivant en bidonvilles en mettant un terme aux démantèlements erratiques et successifs des campements, en appliquant à la lettre la circulaire interministérielle d'août 2012, et en permettant l'accès aux dispositifs sociaux de droit commun respectueux des droits de l'enfant".

Le MRAP exige que cette recommandation soit entendue, pour que jamais plus en France, des familles ne soient déchirées par la perte d'un enfant dans ces conditions atroces.

Paris, le 10 juin 2015


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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 19:20

Communiqué de presse :

Élections en Turquie :

Les résultat du HDP sont porteurs d'espoir

Avec 13% des voix, le HDP (Parti Démocratique des Peuples) remporte un large succès. Ses militants ont atteint l'objectif qu'ils s'étaient fixé : rassembler, bien au delà du peuple kurde, les forces démocratiques en Turquie. Avec 80 député(e)s à l'Assemblée, dont 30 femmes, le HDP devient une force incontournable. Le climat de violences entretenu par le Président Erdogan n'a pas pu empêcher la montée des forces en faveur de la démocratie, de l'égalité (hommes/femmes ou encore droit des minorités) et de la paix.

En France, le HDP arrive en seconde position avec 20% des voix parmi les électeurs turcs votant au consulat.

Le président Erdogan perd la majorité sur laquelle il comptait pour infliger une révision constitutionnelle lui assurant les pleins pouvoirs. Le peuple turc a sanctionné les difficultés économiques croissantes, l'autoritarisme, une politique étrangère de soutien à Daesh notamment contre les populations kurdes de Kobané en Syrie.

Le MRAP se réjouit de ce résultat qui ouvre la voie de l'espoir en particulier celle d'une solution politique à la question kurde, solution pour laquelle les trois responsables kurdes, Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Saylemez, assassinées à Paris le 9 janvier 2013 ont donné leur vie. L'Europe et notamment la France doivent maintenant agir dans ce sens.

Paris, le 9 juin 2015

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 19:19

Communiqué de presse

Migrants de Pajol : une nouvelle tache indélébile sur ce gouvernement

L'évacuation des migrants de la Halle Pajol restera une tache indélébile sur ce gouvernement.

La façon dont ont été traités ces migrants, a aboli toute frontière politique entre les pratiques du gouvernement précédent et celui d'aujourd'hui en ce qui concerne l'immigration.

Cette convergence politique s'exprime non seulement dans la brutalité de la rafle, mais aussi dans les théories du complot. Faisant un copier-coller des discours des Hortefeux-Guéant d'hier le Préfet de Police de Paris et le secrétaire d'État aux relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen dénoncent une « instrumentalisation » ou une « récupération » là où il n'y a que solidarité avec ceux qui pour ont fui misère et dictature, souvent sur les rafiots de la mort.

Par ces rafles de migrants le gouvernent entend rendre invisible les drames humains et les disperser pour casser les solidarités naissantes comme dans le quartier des Halles Pajol.

Le MRAP dénonce la brutalité policière qui tient lieu de politique migratoire.

Le MRAP exige un hébergement pérenne et soutient la demande de création d'un site dédié pour l'accueil des migrants, la dispersion et l'invisibilité des migrants ne saurait être une réponse

Le MRAP appelle au rassemblement ce mardi 9 juin à partir de 18h : Esplanade Nathalie Sarraute, rue Pajol Métro La Chapelle

Paris, le 9 juin 2015

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 19:19

Pierre Stambul arrêté par le Raid, une complaisance avec les partisans de la politique israélienne de colonisation ?

LE MRAP dénonce l’hallucinante arrestation de Pierre Stambul, coprésident de l 'UJFP par des agents du Raid, dans la nuit le 9 juin à une heure du matin et son maintien en garde à vue pendant 7 heures.

Il faut voir dans cette provocation l'oreille complaisante accordée aux manipulations des relais français de la politique colonisatrice israélienne.

Cette intervention est une nouvelle preuve de l’amalgame inadmissible entre la solidarité légitime avec le peuple palestinien et l’antisémitisme.

Le MRAP apporte toute sa solidarité à Pierre Stambul et exige que toute la lumière soit faite sur cette grotesque provocation

Paris, le 9 juin 2015

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 19:33

Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples

43, boulevard de Magenta – 75010 PARIS – Tél. 01.53.38.99.99 – Fax.- 01.40.40.90.98 –

e.mail : direction@mrap.fr

Turquie : les élections doivent se dérouler sans violences

Le MRAP condamne l'attentat commis vendredi 5 juin dans la soirée, lors du meeting de Selahattin .Demirtas (candidat du HDP, Parti Démocratique des Peuples) à Diyarbakir faisant 4 morts et 316 blessés dont 10 graves. Cet attentat survient après plusieurs autres dans différents locaux du HDP et des assassinats de militants. Plus de 150 attaques ont eu lieu contre les bureaux électoraux et les membres du HDP durant la campagne électorale. Un chauffeur de ce parti a été assassiné mardi à Bingöl, des participants au meeting ont été agressés mercredi à Erzurum.

Aujourd'hui, dimanche 7 juin se déroulent en Turquie les élections législatives. Le président Erdogan veut s'en saisir pour renforcer son autoritarisme, amplifier les atteintes aux libertés, à la laïcité, aux droits des femmes, et accentuer sa politique de régression sociale. Cette perspective est lourde de dangers car elle pourrait remettre en cause le processus de paix initié par Abdullah Öcalan et le PKK et conforter l'appui qu’Ankara apporte aux groupes djihadistes dans le but de briser, notamment, l’autonomie du Rojava en Syrie.

La loi électorale turque particulièrement injuste exige d'atteindre 10 % en moyenne sur l'ensemble du territoire national pour obtenir des représentants à l'Assemblée nationale, franchir ce seuil des 10% est l'enjeu pour le HDP . Selahattin Demirtas, son Président, est issu du mouvement kurde, mais il a décidé de devenir « la voix de tous les opprimés », quelle que soit leur appartenance ethnique.

Le MRAP apporte sa solidarité aux familles des victimes, il exige la fin des violences de la part du gouvernement turc et demande que les élections de ce dimanche puissent se dérouler en toute démocratie et transparence.

Paris le 7 juin 2015

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 20:38

Comité de soutien au peuple grec Loire-sud

Communiqué de presse du 21 mai 2015

Soutien au peuple grec contre l'austérité !

Depuis 2009, la très sévère politique d'austérité imposée par les institutions internationales (Union européenne, FMI, Banque centrale européenne) a des effets désastreux sur la Grèce : revenus réels baissés de 30 %, retraites baissées de 15 %, dépenses de santé réduites de 40 %, augmentation de la mortalité infantile... Cette politique, en réduisant fortement l'activité économique, ne permet pas de rembourser la dette grecque, qui est passée de 103 % du PIB en 2007 à 173 % en 2014.

La réponse du peuple grec, asphyxié par cette politique, à été l'élection de Syriza en janvier 2015, le gouvernement grec est engagé dans de très difficiles négociations avec les institutions internationales. Celles-ci exigent qu'il poursuive cette politique d'austérité inefficace et antisociale. Tant que cette condition n'est pas remplie, elles refusent jusqu'ici de poursuivre les plans d'aide actuellement en cours. La Grèce doit cette année rembourser des prêts très importants, sans pouvoir emprunter, puisque les gouvernements n'ont plus le droit d'emprunter aux banques centrales, et que les banques, qui profitent de la situation, exigent des taux très élevés.

La situation est donc critique, faute de compromis, obstinément refusé par les instances européennes, le service de la dette ne pourra être tenu, comme s'accordent à le dire tous les économistes indépendants. La Grèce peut n'avoir pour seul choix que de sortir de l'euro, avec des conséquences imprévisibles pour l'ensemble de l'Europe.

Nous soutenons le peuple grec dans sa lutte contre l'austérité, et pour des négociations qui respectent sa volonté démocratiquement exprimée. Il y va, non seulement de la vie du peuple grec, mais aussi de l'avenir de l'idée européenne.

Nous appelons tou-te-s les citoyen-ne-s attaché-e-s à un idéal démocratique en Europe à soutenir le peuple grec contre l'austérité, et contre les exigences antisociales de l'Union européenne, y compris celles du gouvernement français.

le Comité de soutien au peuple grec Loire-sud,

(collectif citoyen soutenu par : Attac, CAC42, PCF, PG, Ensemble !, Nouvelle donne, NPA, Convergences des alternatives et des résistances, Collectif Roosevelt Loire, AFPS…)

NB : Le Comité de soutien au peuple grec Loire Sud organise, le jeudi 28 mai à 19 h 00, salle E 2-1, faculté de Tréfilerie, une réunion de compte rendu d'un voyage de solidarité de six stéphanois à Athènes, et de débat sur la situation actuelle.

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 21:51

Riposte Laïque appelle à interner les musulmans :

la sanction doit être exemplaire

En 2012, suite à une plainte de la LDH suivie par d'autres associations dont le MRAP, deux responsables du site d'extrême-droite Riposte Laïque avaient été condamnés pour provocation à la haine envers les musulmans. Le 6 juin 2014, les condamnations étaient confirmées en appel.

Le 17 mai 2015, toujours sur le site de Riposte Laïque, un article titre « Ce sont les musulmans qu’il faut interner » affirmant que « les » musulmans tueraient père et mère pour leur culte, leur attribuant « troubles mentaux » « misère matérielle » « sexuelle » « psycho affective ».

Le MRAP considère que le contenu de cette dernière tribune « l'internement de toute une population » est un fait extrêmement grave.

Les textes de Riposte Laïque rappellent dans leur violence les pamphlets antisémites de « je suis partout » seul l'objet de la haine de ces racistes diffère.

Le MRAP va déposer plainte pour incitation à la haine en fonction des convictions religieuses musulmanes.

Il attend de la société une sanction exemplaire des responsables de cette publication compte-tenu de leur récidive.

Paris, le 19 mai 2015.

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 21:50

Une relaxe dans un naufrage judiciaire et social

Le tribunal correctionnel de Rennes a relaxé les policiers impliqués dans les événements dramatiques de Clichy-sous-Bois en 2005.

Le 27 octobre 2005, poursuivis pas des policiers de la BAC, Zyeb Benna et Bouna Traoré, deux adolescents de la ville étaient morts dans un transformateur EDF.

La relaxe est un immense échec ; elle plonge des familles dans le désarroi et laisse planer un profond sentiment d'injustice dès lors que la police elle-même dans le rapport de l'IGS remis au juge de Bobigny, concluait qu'il y avait bien eu une poursuite et estimait que les policiers avaient fait preuve d'une "légèreté et d'une distraction surprenantes". Le rapport mentionnait aussi que "L'urgence aurait voulu que soient appelés les services d'EDF".

Mais au-delà des responsabilités individuelles de policiers, des questions sont posées qui restent sans réponse de la part de l’État : pourquoi des jeunes qui n'ont rien à se reprocher prennent la fuite dans la panique lorsqu'ils voient un policier.

Quelle image ces enfants sans problèmes avaient-ils de la police pour avoir une telle frayeur ; leur imprudence n'est qu'une conséquence de cette peur qui reste la cause première du drame.

N'y a-t-il pas dans les rapports entre la police et les jeunes des quartiers populaires une terrible fracture entretenue par les contrôles au faciès, les descentes policières spectaculaires là où il y aurait tant besoin d'une police de proximité qui restaurerait la confiance.

Dans les quartiers socialement moins défavorisés, la peur de la police n'est pas la même, elle n’engendre pas les mêmes paniques. Il l y a bien une discrimination spatiale dans les rapports entre la police et les habitants des quartiers populaires, et cette discrimination tant qu'elle perdurera rendra illusoire toute référence aux valeurs républicaines auprès des jeunes de ces quartiers populaires.

Ce procès aurait dû être l'occasion de reconnaître la responsabilité de l'institution, les fonctionnaires n'étant que les exécutants de cette institution.

La relaxe révèle que l’État n'a rien appris du drame de 2005 malgré le rapport précis de l'IGS

Mais avant cette relaxe, le refus du gouvernent d’instaurer le récépissé lors des contrôles policiers procédait de la même méconnaissance des enjeux. Il y avait pourtant là un moyen de restaurer une partie de la confiance perdue.

Il est déjà très tard, mais peut-être pas trop tard pour surmonter ce naufrage judiciaire et social, à condition de lancer très rapidement un grand débat concernant les rapports entre police et jeunesse des quartiers populaires et au-delà de poser le problème de l'inacceptable discrimination spatiale dont sont victimes ces quartiers et en tout premier lieu leur jeunesse.

Paris, le 19 mai 2015

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 20:50

Pas de nouveau Rwanda au Burundi !

Le MRAP exprime sa plus vive inquiétude sur la situation au Burundi, pays d’Afrique de dix millions d’habitant-e-s, qui risque de basculer dangereusement. Passant outre les avertissements que lui avaient adressés l’Eglise catholique de son pays, l’Union européenne, et les Etats-Unis, le président Pierre Nkurunzinza a déclaré qu’il entend briguer encore une fois le pouvoir.

La constitution et les accords internationaux d’Arusha, intervenus pour clore la guerre civile des années 1993 à 2005/06, interdisent au chef de l’Etat d’effectuer plus de deux mandats. Mais un porte-parole du pouvoir avait déclaré, en mars dernier, que les accords d’Arusha n’étaient « pas une bible, pas un évangile », faisant fi de l’accord négocié pour instaurer la paix après 300.000 morts.

Le président Pierre Nkurunziza adopte une interprétation particulière des dispositions qui limitent les mandats présidentiels : en 2005, il avait été élu par un parlement provisoire (mis en place au moment de la sortie de guerre civile), alors qu’en 2010, c’est le peuple qui avait été appelé aux urnes. Le président défend maintenant l’idée que le premier mandat ne compterait pas, et qu’il peut donc se représenter.

Pour se maintenir au pouvoir, il a créé une milice armée nommée Imbonerakure, composée en partie d’anciens génocidaires rwandais.

Depuis l’annonce officielle de la nouvelle candidature du président en exercice, intervenue le 25 avril dernier, au moins 12 personnes ont été tuées par balles par la police et la milice. Plusieurs centaines ont été arrêtées, et souvent torturées. Plus de 20 000 Burundais ont fui, et se sont réfugiés dans les pays voisins. Les radios non gouvernementales et la Maison de la Presse ont été fermées.

Le risque le plus grave est que les affrontements politiques rallument les flammes du discours de haine qui ethnicisent les problèmes politiques, cherchant à pousser Hutus et Tutsis à l’affrontement. Des massacres politiques et ethniques avaient poussé le Burundi à l’abîme pendant treize ans, entre 1993 et 2006. On a alors parlé de « génocide rampant », en comparaison avec celui au Rwanda voisin en 1994, qui a coûté la vie à un million d’hommes, de femmes, d’enfants en cent jours.

La « ligue des jeunes » du parti au pouvoir et certaines radios, proches de ce dernier, tentent déjà de rallumer les flammes d’un conflit présenté comme inter-ethnique.

Il faut absolument empêcher tout basculement vers l’irréparable.

Des pressions internationales déterminées doivent être exercées pour que le président en exercice renonce à son projet anticonstitutionnel. Il convient d’exercer une vigilance de tout instant pour éviter les risques d’affrontements et des massacres. Si le pouvoir persiste sur le plus mauvais chemin, il faut que soient gelés les avoirs de ses représentants à l’étranger et envisager des sanctions diplomatiques.

Le MRAP s’associera à toutes les initiatives visant à maintenir ou réinstaurer la paix civile au Burundi, à dénoncer les violations des droits humains, les arrestations arbitraires, les tortures, le musèlement de la presse et les menaces graves de conflit ethnique.

Paris le 5 mai 2015

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